Les Arbres, Plantes et Fleurs dans la Bible N°18

Rédigé le 25/09/2026


LE FIGUIER DE NATHANAËL. LA PIÉTÉ.

« Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » (Jn 1, 48)

Jésus reconnaît celui pour qui croire sous le figuier était un acte de foi. Il reconnaît un homme pieux et sans ruse.

Le figuier et son fruit, une nourriture biblique à double tranchant

Le Livre de la Genèse évoque dès les premières pages de la Bible non pas le fruit du figuier, la figue, comme on aurait pu s’y attendre, mais plus étonnement ses feuilles !  En effet, le Livre de la Genèse nous précise qu’alors qu’Adam et Ève avaient bravé l’interdiction divine de ne point manger au fruit de l’arbre de la connaissance, ils réalisèrent soudainement qu’ils étaient nus… Pour remédier à leur honte,

"Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes" rappelle la Bible (Gn 3,7).

Le figuier trouve ainsi une première référence, non point en tant que nourriture, mais comme alternative à la nudité primordiale, une évocation bien souvent détournée par les artistes dans leurs œuvres d’art illustrant cette scène, ces derniers ayant recours à… une feuille de vigne plus commune en occident ! De manière générale, le figuier sera synonyme dans l’Ancien Testament de protection et de repos pour son ombre généreuse.

Bonheur et malheur

Ainsi n’est-il pas étonnant que la Bible ait recours aux images du figuier pour signifier des heures de prospérité lorsque cet arbre abonde notamment, précise le Livre des Rois, lors du règne de Salomon : "Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, de Dane jusqu’à Bershéba, durant toute la vie de Salomon" (1 R5,5). 

L’évangile de Marc rapporte que, constatant l’absence de fruits, Jésus se mit à maudire l’arbre : "Que jamais plus personne ne mange de tes fruits !"
Mais, le figuier et ses fruits peuvent aussi renvoyer à des heures de malheur lorsque les guerres et tempêtes s’annoncent ainsi que le souligne le prophète Isaïe : "Toute l’armée des cieux se liquéfie, les cieux s’enroulent comme un livre ; toute leur armée se flétrit comme se flétrissent les feuilles de la vigne ou les fruits avortés du figuier" (Is 34,4). Lorsque Dieu menace les hommes en raison de leur infidélité, c’est également au figuier et à ses fruits que la Bible fait notamment référence comme au Livre de Jérémie :

"Avec eux, je vais en finir – oracle du Seigneur – : pas de raisins dans la vigne, pas de figues sur le figuier, le feuillage est flétri. Eux, je les donnerai aux passants" (Jr 8,13).

La parabole du figuier maudit

Soulignons, enfin, que le Nouveau Testament livre une curieuse parabole de Jésus sur le figuier. Alors que le maître et ses disciples s’approchaient de Jérusalem, vers Béthanie, Jésus ayant faim aperçut un figuier et se dirigea vers lui pour en cueillir les fruits. L’évangile de Marc rapporte qu’alors, constatant l’absence de fruits, Jésus se mit à maudire l’arbre :

"Que jamais plus personne ne mange de tes fruits !" (Mc 11,14).

Peu après, repassant par le lieu du figuier, Pierre constata avec stupeur : "Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché".
 
Résolution :
Le Figuier est un arbre dont on parle fréquemment dans toute la Bible. Il est à la fois synonyme de bonheur mais aussi de malheur. Cela est facile à comprendre car quand le figuier donne beaucoup de fruits, cela signifie les innombrables bienfaits et bénédictions que Dieu nous donne. Et si le figuier est desséché, il signifie l'aridité de notre cœur, et ne portant pas de fruits, le seigneur ne peut agir car notre cœur n'est pas prêt à recevoir les fruits de son amour. Il y a aussi cet exemple singulier lorsque Philippe se repose sous le figuier abondant de fruits délicieux. Cela signifie qu'il a confiance en Dieu et qu'il croit en sa présence, par un acte de foi simple mais profond.
 Je me pose cette question aujourd'hui : Est-ce que ma foi dans le Seigneur est une foi profonde, bien ancrée ou une foi habituelle, fragile, faite de rituels ou d'habitudes. N'est-ce pas pour moi l'occasion de prendre le temps de  lire un livre qui pourrait m'aider à approfondir ma foi dans le Seigneur?( Exemples : encyclique, texte de Vatican II, catéchèse du Pape, homélie d'un prêtre…) A moi d’être audacieux !