Mais délivre-nous du mal

Rédigé le 25/05/2026


« Le Dieu que nous avons est un Dieu de délivrance » chante le psalmiste ( Ps 68, 21).

Il a délivré Israël de la main des Philistins, des Amalécites... et surtout de l'oppression de l'Egypte

« à main forte et à bras étendu car éternel est son amour » ( Ps 136, 12) .

C'est cette délivrance que le peuple attend du Messie de Dieu, à l’ exemple de Zacharie qui, dans son cantique, voit cette « force de salut »l'arracher aux mains des ennemis afin de pouvoir offrir son culte sans crainte à Dieu. En délivrant des démons et de l'emprise du Satan, Jésus a manifesté la force de l'amour paternel de Dieu. Et c'est au Père qu'Il s'adresse ainsi :

«  Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais » ( Jn 17, 15 ).

 En communion avec Jésus, nous demandons pour nous-mêmes mais aussi pour tous nos frères, d'être délivrés du mal. Ce mal, c'est le malin, celui qui s'oppose au dessein sauveur de Dieu et cherche à le contrecarrer. L'Écriture le désigne comme le Satan… C'est aussi tout le mal, tous ces maux qui ne sont pas sans relation avec cette puissante malveillante... Attention à ne pas imaginer Satan ou à développer pour lui un intérêt malsain qui finit par nous détourner du cœur même de la foi. Ou encore à « se défausser »sur lui de nos propres responsabilités.

Si Jésus nous fait dire cette prière, ce n'est pas pour que nous nous fassions peur. Au contraire ! C'est pour nous mettre dans une confiance absolue. Et en même temps dans le réalisme évangélique qui n'évacue pas l'aspect dramatique que prend le combat.

Ce mal, c'est ce qui nous empêche d'accompagner la volonté du Père et plus particulièrement le découragement, la rancoeur... Ce que cherche le malin, c'est moins la faute dont on se relève que le découragement qui conduit à douter de Dieu et plonge dans la désespérance. Celle-ci nous enferme en nous-mêmes et nous éloigne de notre Père du ciel comme une barque emportée par les courants. On comprend la manoeuvre du diable puisque « la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi » ( 1 Jn 5 ,4 ) et notre espérance.

Quand on est aux prises avec ce mal, n'hésitons pas à redire la prière liturgique qui prolonge le Notre Père dans l'Eucharistie :

«  Délivre-nous de tout mal, Seigneur et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère- nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que Tu promets et l'avènement de Jésus Christ, notre Sauveur ».

Oui, la promesse de Dieu est solide comme le roc ! Oui ! l'espérance n'est pas vaine et témoigne du mystère du Père, car c'est bien à Lui « qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen ! »

Résolution :
« Délivre nous du mal ». Cette demande si forte que nous adressons au Seigneur à la fin du Notre Père signifie pour nous de ne pas tomber dans le découragement, la rancœur, la jalousie, la souffrance insupportable , la violence.  Car le malin veut nous conduire vers ces chemins qui sont des impasses totales. Il veut ainsi nous éloigner du Père et nous faire désespérer et nous plonger dans les ténèbres. Restons toujours dans cette espérance que la Promesse de Dieu est irrévocable et que son Pardon est total. Le Seigneur est venu pour nous sauver. Ayons confiance en lui. Soyons dans la paix. Et ouvrons notre cœur à sa présence, son Amour, sa Miséricorde. Le Christ ne nous laissera jamais seul ! Est ce que nous avons assez confiance en lui pour cela ?   


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