Dans la maison de Dieu que nous ouvre l'aîné d'une multitude ( Rm 8, 29 ), nous rencontrons aussi des frères, tous ceux qui ont répondu à cet appel amoureux de Dieu. Aussi, disons-nous, « Notre Père ».
Cette prière se vit dans la communion de toute l'Église : « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants n'avaient qu'un cœur et qu'une âme »( Ac 4, 32). Lorsque nous la récitons avec nos frères des autres confessions, elle dévoile cette dimension fondamentale de la fraternité dans le Christ qui est mort pour rassembler les fils de Dieu dispersés afin que, devenant « fils dans le Fils », nous reflétions plus pleinement l'insondable réalité de la paternité de Dieu, et, en même temps, la vérité sur l'humanité de chacun de nous. A la manière du Christ, elle se fait aussi intercession pour l'unité afin que le monde croie ( Jn 17, 21). Sans oublier que cette unité est « surtout pour la gloire du Père ».
La vie de prière ne se développe donc pas dans une splendide solitude avec Dieu. Il suffit de voir comment les mystiques ( Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Saint Jean de la Croix, ou Saint Dominique ) avaient un grand sens du monde à sauver. Le Notre Père ouvre le cœur aux autres, à tous les autres. Il est la vraie « prière universelle »parce qu'il est l'écho de la prière même du Christ venu verser son sang pour la multitude.
Résolution :
La prière du Notre Père est une prière de communion entre tous les chrétiens. Elle nous rapproche de ceux qui sont éloignés des Catholiques. Mais elle nous permet de prier pour ceux, qui étant éloignés de nous, essayent par beaucoup de moyens nobles de tisser des liens avec les Catholiques. Quand nous disons Notre Père, pensons particulièrement à ceux qui sont éloignés du Christ, par l'histoire ou par des voies différentes, pour leur permettre de retrouver la Vérité totale que le Père nous a montré par le Fils qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». ( Jn 14, 6 )
