Après avoir été emprisonné durant deux années sous Félix, voici que Paul est désormais remis à la juridiction de Festus. Occasion pour Agrippa II et sa sœur Bérénice – la fameuse épouse de Titus qui donnera son nom à la pièce de Racine – de lui rendre visite. Le cas de Paul est évoqué. Son sort sera remis entre les mains de la décision impériale.
Voici Paul remis, en quelque sorte, dans les aléas des rouages de cette grande machine qu’est le système juridique de l’Empire. Il est pris dans ses rouages, dépendant d’eux et de leur temporalité. Échec de l’apôtre devant le monstre de l’Empire ? C’est précisément l’inverse.
C’est librement et volontairement que Paul a choisi de se laisser conduire par Dieu et par sa Providence jusque dans ce domaine de son existence. Tout est entre les mains de Dieu, même l’Empire romain et sa puissante administration. Paul se laisse conduire par elle et reconnaît, dans ces décisions, la main de Dieu qui continue à le guider pour qu’il aille à Rome afin de témoigner du Christ.
Ma vie est, elle aussi, pleinement dépendante de la société dans laquelle je vis. Ai-je conscience que tout, dans mon existence, jusqu’aux problèmes administratifs même, est conduit par Dieu afin de me faire porter du fruit pour le Royaume de Dieu ? Rien n’échappe à sa main.
Résolution :
Ma vie est, elle aussi, pleinement dépendante de la société dans laquelle je vis. Ai-je conscience que tout, dans mon existence, jusqu’aux problèmes administratifs même, est conduit par Dieu afin de me faire porter du fruit pour le Royaume de Dieu ? Rien n’échappe à sa main. Est-ce que je peux demander au Seigneur dans ma méditation, de me faire comprendre que tout ce que je réalise dépend de la bonté du Seigneur pour me conduire chaque jour et que rien ne dépend de moi-même. Mais si je fais Sa Volonté, je suis sur le bon chemin, le chemin qui conduit au Père.