Méditation : Ez 18, 21-28

Rédigé le 27/02/2026


Méditation : Ez 18, 21-28

Nous sommes partis d’un bon pas la semaine dernière, nous nous sommes donnés, nous avons pris des résolutions, alors pourquoi la parole de Dieu vient-elle encore nous percuter aujourd’hui ?
Naturellement, tout n’a pas été parfait ; naturellement, il reste de l’ouvrage devant nous. Mais aujourd’hui, le texte du prophète Ézéchiel semblerait nous faire revenir sur nos pas, nous accuser de ne pas nous comporter comme Dieu l’attend.  Ne serait-ce pas décourageant ?
En réalité, comme toujours, le Seigneur ne vise nullement à nous décourager. Gravons ceci en nos cœurs une bonne fois pour toutes.

Tout d’abord, nous souhaitons que tout le monde se soit décidé pour un vrai carême d’amour.

A bien y réfléchir, ce passage du prophète Ézéchiel ne nous aiderait-il pas en définitive à parcourir une partie du chemin ?
 
Un des aspects principaux de ce passage consiste à nous inciter à un vrai examen de conscience. Nous pensions peut-être l’avoir déjà fait ; toutefois, n’aurions-nous pas besoin d’aller plus loin ? Pour une part en effet, nous pouvons  nous reconnaître dans  le pécheur qui s’est détourné de sa conduite. A ce moment-là, le Seigneur est content de nous. Le risque cependant est de retourner en arrière, de nous croire justes, si ce n’est quasi-arrivé, du moins avoir parcouru une partie importante du chemin.
Nous sommes très fragiles, hélas ! Nous pouvons nous croire suffisamment établis dans le bien de telle sorte que nous estimerions notre guérison presqu’acquise.

Attention, c’est là que nous risquons de tomber, que notre vigilance peut faiblir, que le tentateur en profite pour nous tendre un de ses pièges. Alors nous serions comparables au juste qui se détourne de sa justice et fait le mal.

Il s’agit d’une leçon à retenir pour notre vie spirituelle : nous pouvons facilement tomber, ou retomber. Il nous faut apprendre à nous défier de nous-mêmes, ceci non pas dans le sens de se mépriser, de se rabaisser, mais de savoir que chacun de nous est faible et fragile. Dès lors, nous pouvons assez facilement re-chuter dans le péché.
 
Aujourd’hui nous demandons la persévérance dans nos efforts. Joignons-y l’humilité et confiance sans lesquelles la persévérance tomberait,  deviendrait de l’orgueil ou risquerait de tomber dans le découragement devant nos chutes.

Demandons cette persévérance pour toute notre vie, jusqu’à la fin de nos jours.
 
Et si nous prenons conscience davantage de nos manques de persévérance, prions avec confiance le psaume 129 : Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !

Et le Seigneur exaucera ! A partir de là, comme nous l’avons médité la semaine dernière, notre relèvement pourra advenir plus rapidement. C’est précisément ce que cherche le Seigneur Dieu !

Résolution :
La persévérance est une des vertus qui nous est proposée cette semaine de mettre en valeur à chaque instant. Mais nous avons du mal à vivre dans la fidélité et la continuité dans nos engagements. Alors n'hésitons pas à supplier le Seigneur à partir de cette belle phrase du Psaume 129 : «  Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! »