À quand le violentomètre des blocages lycéens ?

Rédigé le 14/10/2026
Henri Quantin

Il est tout de même étonnant qu’une époque experte dans toutes les formes de violences psychologiques puisse dire sans sourciller, par voix journalistiques, que certains blocages lycéens ont eu lieu « sans violence », sous prétexte que des mortiers n’ont pas été utilisés et que personne n’a eu le visage brûlé. Ainsi, d’un côté, on apprend aux élèves et aux étudiants une extrême vigilance envers les violences verbales et symboliques dont ils peuvent être coupables ou victimes ; de l’autre, on part du principe que toute action lycéenne sans coup ni destruction de matériel est parfaitement innocente. C’était bien la peine d’avoir inventé et affiché tous les violentomètres imaginables, que l’on peut par exemple consulter sur le site « Mission égalité-diversité » de l’université Lyon 1. Petit florilège de ce qu’un élève ou un étudiant bien formé est supposé repérer comme contenant une forme de violence. Pour les jeunes femmes, il y a violence quand « il rabaisse tes opinions » ou « contrôle tes sorties ». Dans l’environnement scientifique, Tout lire…

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