Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.
Méditation :
Savoir que le Seigneur est né pour nous, que le Verbe éternel du Père, le Dieu infini, a fait sa demeure parmi nous, nous remplit de confiance et d'espérance. Il s'est fait chair, il est venu « habiter parmi nous » (Jn 1,14) : voilà la nouvelle qui change le cours de l'histoire !
L'annonce de Bethléem est une « grande joie » (Lc 2,10). Quelle joie ? Non pas le bonheur passager du monde, non pas la joie du divertissement, mais une joie « grande » parce qu'elle nous rend « grands ». En effet, aujourd'hui, nous, les êtres humains, avec nos limites, nous embrassons la certitude d'une espérance inouïe, celle de naître pour le Ciel. Oui, Jésus notre frère est venu faire du Père notre Père : Enfant fragile, il nous révèle la tendresse de Dieu ; et bien plus encore : lui, l'unique enfant du Père, nous donne le « pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1,12). Voilà la joie qui console le cœur, renouvelle l'espérance et donne la paix : c'est la joie de l'Esprit Saint, la joie d'être des enfants bien-aimés. […] Le Christ est né pour vous ! Réjouissez-vous, vous qui avez perdu l'espérance, parce que Dieu vous tend la main [...] pour vous libérer de vos craintes, pour vous relever de vos fatigues et pour vous montrer qu'à ses yeux vous valez plus que tout.
Résolution :
La méditation de cet évangile nous invite à une grande joie avec la naissance de l'Enfant Jésus, la nuit de Noël à Bethléem, en Galilée. Est-ce que mon cœur se réjouit de cette naissance et suis-je prêt à la transmettre autour de moi, en envoyant un petit message ou un coup de fil, une lettre à quelqu'un qui est seul, malade ou délaissé ou quelqu'un avec lequel j'ai pris mes distances ou même une personne avec lequel je ne m'entends plus. Le message de Noël est la joie pour chacun. Et moi, comment suis-je dans cette mission ?